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20ème Edition du Festival Gnaoua et Musiques du Monde, à Essaouira

« La culture gnaoua est peu à peu devenu le visage musical du Maroc », Hisham Aidi, enseignant à Columbia (Etats-Unis).

Descendants d’esclaves déportés de l’Afrique Subsaharienne vers le Maghreb, les gnaouas sont considérés comme une confrérie religieuse avec de nombreux cultes mystiques comme pratiques thérapeutiques. Ces communautés étaient composées de musiciens (les mâalems), d’instrumentistes (les qrâqech), de voyantes (chouaafa) et de médiums qui exerçaient ensembles des rites en vue d’atteindre la possession et la transe à des fins médicales.

L’origine du mot « Gnaoua » remonte à une ancienne expression berbère « akal-n-iguinaouen » selon Maurice Delafosse (africaniste, ethnologue et linguiste français), qui signifie pays des Noirs. Cette expression serait à l’origine des mots Guinée et Ghana et par la suite du mot Gnaoua. En résumé, Gnaoua fait référence à « homme noir ou venant du pays des hommes noirs ».

Face à l’océan, entouré de collines et de dunes, la « Ville au vent » embarque ses visiteurs dans un univers traditionnel, spirituel et historique avec ses nombreux atouts. Vieille médina, plage, églises, port de pêche et de nombreux sites historiques, Essaouira est un véritable refuge pour s’y ressourcer.

Depuis 20 ans, elle accueille des centaines de milliers de visiteurs des quatre coins du monde pour le Festival Gnaoua et Musiques du Monde.

« Au départ, les Gnaouas jouaient plutôt dans les rues, ils mendiaient, c’était comme des gitans, en fait. Et quand on a démarré le festival, ils n’étaient pas conscients de ce dans quoi ils s’embarquaient. Petit à petit, les fusions ont permis à certains de maîtriser l’art de la scène, mais d’autres sont toujours programmés dans de petits lieux, dans des lilas (la nuit rituelle, NDLR) plus traditionnelles. »                                              Neila Tazi Abdi, Productrice du festival.

Ce festival a suscité la notoriété de la musique marocaine, a offert un espace culturel gratuit et ouvert à tous afin de favoriser la mixité sociale. Cet événement ne se restreint pas à la musique, de nombreux artistes exposent leurs œuvres, des espaces de débats et d’échanges sont organisés ainsi que des tables rondes.

Parmi de nombreux obstacles, les voix islamistes du royaume ont tenté d’y mettre fin, dénonçant que ce festival serait un « lieu de débauche et pourrait être dangereux pour la société ».La jeunesse populaire ainsi que de nombreux médias ont réussi à défendre l’utilité de cet événement, pour les spectateurs, les musiciens et l’image du pays.

L’originalité de ce festival réside dans la fusion entre la musique traditionnelle gnaoua et de grands musiciens venus du monde entier. Jazz, blues, afro et classique, de nombreux artistes y sont présents au fil des années en vue d’une fusion avec les maîtres Gnaoua.

Du 29 Juin au 1er Juillet, le festival fêtera sa 20ème édition en offrant une programmation inédite. Pour les curieux, le programme de cette année : http://festival-gnaoua.net/fr/programme/2017/journee/

 

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Etudiante marocaine en troisième année en Information - Communication à l'Université Lumière Lyon 2, ma passion pour l'écriture se manifesta dès le plus jeune âge.

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