in ,

OMG

Les femmes noires et métisses plus exposées à des produits cosmétiques dangereux que les autres

Photo by Ralph Evans on Unsplash

Une étude américaine a récemment révélé que les produits cosmétiques destinés aux femmes noires et métisses contiennent beaucoup plus de substances dangereuses pour la santé que les autres produits de beauté.

L’étude publiée dans l’American Journal of Obstetrics and Gynecology et réalisée par des chercheurs de l’Occidental College et de la George Washington University précise que les principales concernées sont les femmes noires et métisses âgées entre 18 et 34 ans, cœur de cible des grandes marques puisqu’elles achètent en moyenne 10 fois plus que les autres femmes par an.  Parmi les principaux produits pointés du doigt, les produits éclaircissants la peau et les produits défrisants. Les produits décapants (ou éclaircissant) contiennent un fort taux de mercure, composant destructeur pour les reins et des dermocorticoïdes, que l’on retrouve dans des crèmes aux effets puissants traitant l’eczéma. Quant aux produits lissant les cheveux ou défrisants, ils contiennent des œstrogènes et parabènes pouvant provoquer puberté précoce, troubles hormonal et de la thyroïde, plaçant ainsi les femmes enceinte en ligne de mire.

L’exposition des femmes noires et métisses à ces composés chimiques nocifs s’explique en grande partie par le désir de se soumettre aux diktats de la beauté occidentaux, comme l’explique la scientifique Ami Zota qui a conduit l’étude :

« La pression de se conformer aux standards de beauté occidentaux pousse les noires, les Latinas et les Asiatiques (…) à utiliser plus de produits de beauté et donc à être exposées à des taux plus élevés de produits chimiques connus pour être nocifs pour la santé.

Les produits de beauté sont sources de problèmes graves et sous-estimés sur le système reproductif. C’est une véritable injustice environnementale. »

Contrairement aux produits pharmaceutiques, aux Etats-Unis, le marché du cosmétique n’est pas régulé de manière stricte et les entreprises peuvent ainsi commercialiser un produit cosmétique sur le marché sans certifications et autorisations.

Retrouve Palabre sur Facebook

Ecrit par Julie Bilok

Julie Bilok

Étudiante en M1 Info com, passionnée par tout ce qui touche les cultures afropolitaines.

On valide ou pas?

1 point
Upvote Downvote

Total votes: 1

Upvotes: 1

Upvotes percentage: 100.000000%

Downvotes: 0

Downvotes percentage: 0.000000%

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Loading…

Comments

comments

Burkina Faso: bientôt la première ville énergétiquement passive?

D’ancien prisonnier à mannequin : Mekhi Alante Lucky, le nouveau « prison bae »